Comment choisir son accompagnant (homme/femme médecine/praticien...) et comment guider des espaces sains entant qu'accompagnateurs
Cet article s'adresse à la fois à ceux et celles qui accompagnent les personnes au coeur de leurs guérisons et aux personnes qui cherchent des accompagnateurs justes.
Audrey Lehy
3/27/20269 min read


Être accompagné justement… et guider des espaces de guérison
Bonjour la famille,
et bienvenue au cœur de cette transmission.
Aujourd’hui, les propositions d’accompagnement sont nombreuses, multiples, parfois même déroutantes. Il n’est pas toujours simple de ressentir, au milieu de cette diversité, vers qui se tourner… qui peut réellement nous correspondre pour être accompagné au mieux.
Je vous partage ici ma vision, issue de mon expérience personnelle, à la fois en tant que participante à ce type d’espaces de guérison, mais aussi en tant qu’enseignante et accompagnatrice depuis maintenant une dizaine d’années, avec l’intention que cela puisse vous aider à mieux être accompagné, mais aussi à mieux accompagner l’autre.
Cette transmission s’adresse autant à celles et ceux qui cherchent un accompagnement, qu’aux hommes et femmes médecine, praticiens et accompagnants qui tiennent ces espaces.
Première partie : Pour vous, accompagnants
Accompagner ses frères et sœurs de façon unique
Lorsque nous accompagnons des frères et sœurs, nous pouvons nous souvenir que chacun est unique.
Chaque être est riche de dimensions intérieures, colorées par ses histoires, ses croyances, ses mémoires, ses expériences, ses fonctionnements, ses vies… et tout cela est en mouvement.
Une personne a une âme, et tout ce qu’elle a pu vivre ici comme ailleurs, et dans d’autres incarnations, est à prendre en compte.
C’est pour cela que, même s’il existe des transmissions à portée universelle, il est aussi important de garder en mémoire que ce qui est valable pour une personne peut ne pas l’être du tout pour quelqu’un d’autre.
« Le maître » révèle « le maître »
L’accompagnant ou l’enseignant accompagne de façon à ce que chacun puisse se mettre à l’écoute de son propre maître intérieur. Un accompagnant juste fera en sorte d’aider son frère, sa sœur à révéler ce maître intérieur.
Ainsi, il n’impose pas sa propre voie à l’autre, mais partage la sienne en l’invitant à ressentir ce qui est juste pour lui, et comment cela peut entrer en résonance — ou non — au-dedans.
Humilité : ce que tu enseignes aux autres est parfois ce que tu as besoin d’intégrer toi-même
La transmission est un moyen d’approfondir sa connaissance* (*savoir & expérience), et je trouve qu’elle est une école en soi.
C’est en ouvrant des espaces de transmission, où chacun peut poser ses questions et partager son point de vue, que la transmission devient plus riche.
C’est en cela que l’on peut prendre conscience que l’accompagnant ou l’enseignant n’est ni au-dessus ni en dessous de l’élève qu’il accompagne, car il apprend lui-même, encore plus profondément en transmettant.
Ici, l’accompagnant, en restant ouvert à ce que le frère ou la sœur qui vient à lui peut lui apporter en complément de son expérience, enrichit son propre apprentissage.
Rester ouvert à donner tout autant qu’à recevoir, même lorsque nous ouvrons et facilitons des espaces, est à mon sens un grand cadeau que l’on peut faire à tout le groupe.
Un enseignant juste se sait maître et élève à la fois, et regarde l’autre comme un maître et un élève aussi.
Une danse du donner et recevoir qui nous fait demeurer dans une posture d’ouverture et de réception également.
Les accompagnements les plus puissants que j’ai pu vivre sont ceux dans lesquels toutes les parties se trouvaient dans cet espace de partage, avec l’envie de grandir mutuellement.
Car rester dans le « faire grandir » uniquement ne permet pas un partage riche et profond.
Les expériences
Je me souviens d’un groupe qui était arriver en pronant le « ce que je ne sais c’est que je ne sais rien » mais malgré qu’ils véhiculaient ce message leurs postures intérieures disaient le contraire.
Il n’étaient pas vraiment prêt à recevoir ce qui a générer un espace plus restreint, moins receptifs et la plupart êtes restés au bord des dimensions.
Au cœur d’une autre expérience, je me souviens d’un groupe que j’accompagnais qui avait été incroybale : chaque participant étais prêt a recevoir les enseignements tout en partageant les leurs ; le tout dans une grande humilité globale, j’en retiens un beau souvenir car cet espace a été très profond pour toutes les parties.
Le conseil ici serait de rester ouvert en étant a la fois le maitre et l’élève et de regarder l’autre comme le maitre et l’éléve egalement.
Guérir du besoin de reconnaissance
Le besoin de reconnaissance peut nous faire agir à travers l’ego et peut « abîmer » les espaces de retraites ou de cérémonies que nous ouvrons.
Il arrive que des espaces soient déviés de leur pureté à cause des jeux de pouvoir de l’égo et de ce besoin de reconnaissance.
Lorsque nous avons besoin d’être reconnue au cœur d’un certain role, que nous avons besoin d’,etre vu, reconnu, adulé, cela peut créer des espaces qui vont manquer de structure et dans lesquels toutes sortes d’énergies vont s’inviter.
Je l’ai observer dans certains espaces mais également dans les miens c’est pour cela d’ailleurs que je transmet cela ici afin que cela vous aide à ouvrir des espaces plus strcuturé et plus sains.
Lorsque nous sommes concentrés à ce que les autres perçoivent notre lumière, nous ne pouvons pas pleinement œuvrer à aider les autres à révéler la leur. * Lucifer voulait être aimé pour sa lumière, dieu lui aime avec sa lumière) (voir la vidéo de la fausse lumière ici : https://www.youtube.com/watch?v=394OUi5vp2g&t=24s)
Il est donc, à mon sens, essentiel de passer du temps avec soi pour effectuer cet ouvrage — parfois long et intense — de la reconnaissance de soi en soi.
Et comment fait-on pour cela ?
Je vous invite à plonger dans l’enfance et à demander de l’aide à la Grande Maman Source (Dieu, l’Univers, Wakan Tanka, l’énergie de vie, la sagesse de l’amour…) pour vous aider à voir avec amour les endroits intérieurs qui ont besoin de votre regard.
Faites-le régulièrement, avec cette intention, au travers de vos méditations quotidiennes par exemple, et apprenez à reconnaître ce que vous êtes.
Ainsi, un ego qui guérit laisse place à l’être véritable.
Ici, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’être guéri de tout pour ouvrir des espaces.
Car qui peut savoir lorsque nous sommes véritablement guéris de tout ? Moi-même, je n’en sais rien, le processus ne dure-t-il pas une bonne partie de la vie ?
Personnellement, j’ai énormément guéri à travers les espaces que j’ouvrais, et même si, au tout début de mon cheminement, il y a eu des erreurs, que j’appelle leçons aujourd’hui, les guérisons apportées aux autres m’ont aussi beaucoup apporté à moi, et j’ai clairement senti que la source était à l’œuvre pour les autres à travers moi, comme pour moi au travers des autres.
Cependant, lorsque nous sommes accompagnants, je crois qu’il est essentiel de poursuivre cet ouvrage de guérison et de conscience de soi avec amour, et cela en tout temps.
Je ressens aussi qu’il est essentiel de savoir s’accompagner soi-même, s’apporter les soins nécessaires, aidé par ses guides ou par la source elle-même, en complément de l’aide que peuvent nous apporter d’autres frères et sœurs accompagnants.
L’alignement : incarner une cohérence
Les déviances des espaces manquent parfois d’alignement entre ce que l’on fait, ce que l’on est et ce que l’on dit.
Nous pouvons accompagner l’autre là où nous nous sentons alignés.
J’ai vu des hommes médecine accompagner des personnes dépendantes à sortir de leurs dépendances, le tout en fumant jour et nuit.
Le souci ici n’est pas de fumer, mais d’accompagner les autres à arrêter de fumer en s’envoyant trois paquets soi-même.
Pour moi, ici, il y a un manque d’alignement.
J’ai longtemps fumé moi-même, donc je peux comprendre qu’il peut être difficile de se défaire de cela, cela dit, on peut accompagner sur d’autres dimensions que celle de la dépendance alors que nous-mêmes baignons dedans.
C’est en cela qu’il est important de se poser parfois, pour rectifier nos incohérences, et faire des propositions d’accompagnement en accord avec qui nous sommes dans l’instant.
Le but ici n’est absolument pas d’être parfait, mais de pouvoir accompagner les autres en fonction de ce qui est aligné pour soi.
Lorsque vous proposer un type d’accompagnement qui est aligné avec qui vous êtes, vous vous sentez en joie, il n’y a là aucunes gênes, vous ressentez que c’est ok et même si vous avez le trac, vous sentez que c’est juste. Demandez toujours à votre conscience de vous faire ressentir comment les situations sont justes ou non ? cela est d’une grande aide.
Et dernière chose ne prenez pas un « non » pour quelque chose de définitf. Je me souviens que mes guides m’avzient transmis cela a un moment ou je me hatais d’accompagner d’une certaines façon, et j’avais pu ainsi être patiente car quelques années plus tard ce « non » est devenu un grand « oui » le fruit était mur, ma conscience était prete.
Choisir ses accompagnants et enseignants
Un accompagnant ne doit rien exiger de vous. Il exige de lui-même, mais pas de vous. Tout ce qu’il vous propose ou vous suggère doit vous faire vous sentir libre de choisir ce qui est bon pour vous, et de ressentir ce qui est juste pour vous.
D’ailleurs, il est important qu’il ou elle vous laisse le temps de ressentir, de réfléchir à ses propositions d’accompagnement, surtout si c’est sur du long terme.
C’est ensuite grâce à votre décision, prise en votre âme et conscience, que vous pouvez vous engager pleinement.
Je vous invite également à vous fier à ce que vous ressentez lorsque vous ressentez le besoin d’être accompagné(e), car il est possible que vous ayez des recommandations des uns et des autres, mais une fois de plus, ce qui convient à une personne peut ne pas convenir à une autre.
Votre corps sait vous montrer cela.
Lorsque je suis partie au Pérou, il y a une dizaine de personnes qui m’ont recommandé le premier centre où je devais aller, mais lorsque je pensais à ce centre, mon cœur se fermait et mon corps se contractait.
J’ai choisi un autre centre, et combien je suis heureuse de m’être écoutée, car Nova Terra a été pour moi un endroit merveilleux où je me suis sentie, en tout temps, en sécurité.
Tout ce qui brille n’est pas de l’or
Je me souviens de cette phrase de mes guides, qui m’invitait à avoir du discernement.
C’est-à-dire à me souvenir que « l’habit ne fait pas le moine ». Et grâce à cela, j’ai pu ressentir les personnes que je sentais justes pour m’accompagner au mieux.
Je me souviens d’un jeune homme médecine qui ne payait vraiment pas de mine (une vieille âme dans un jeune corps), et l’un des espaces qu’il a ouverts, auquel j’ai participé, était si puissant. Je m’en souviendrai toute ma vie tant il m’a apporté.
Les ingrédients clés
L’amour, l’humour, la joie sont (pour moi) des ingrédients importants au cœur des accompagnements. Il est tout à fait possible d’aller très profondément en soi sans que cela soit « chiant ».
J’aime la discipline, mais celle-ci ne doit pas empêcher le rire et la joie de s’inviter dans les expériences, bien au contraire.
Un accompagnant qui inspire et respire l’amour, la joie est (à mon sens) un bon signe.
La tradition Uni Vers Elle : l’Amour
Il y a une tradition ici-bas qui est universelle, et qui s’appelle l’Amour.
Tout ce qui est fait à partir de cet espace est pour le plus grand bien de tous. Cette tradition ne délivre aucuns diplômes, elle n’est pas destinée à quelques initiés, elle est libre sans conditions.
Lorsque vous organisez des événements ou ouvrez des espaces collectifs, demandez-vous pourquoi vous faites cela, et dans quel but.
Cela va grandement vous aider à poser une direction à ce que vous faites et à vous positionner en votre cœur.
La véritable souveraineté se trouve ici : au centre de votre poitrine, là où l’humain et le divin se rejoignent pour ne faire qu’Un.
J’aimerais terminer là-dessus en rappelant que nous faisons tous de notre mieux. Il m’arrive, moi aussi, de réagir face à certaines façons de faire, mais aujourd’hui je ressens que, plutôt que de blâmer les autres ou de crier aux dérives sans proposer de solutions, nous pouvons apporter ce qui a éclairé notre chemin, avec l’intention que cela puisse aider nos frères et sœurs à rectifier ce qui a besoin de l’être.
Et bien sûr, en gardant en mémoire que nous ne sommes pas parfaits, et que là où nous voyons certains se tromper, ne nous est-il pas arrivé, au cœur de notre apprentissage, d’en faire autant ? peut-être même que ça nous arrivera encore et encore et espérons qu’il y ai des lucioles pour nous aider à rectifier a notre tour au besoin
Apprentis sages que nous sommes, dans un chemin qui, il me semble, s’approfondit au fil de cette vie et de toutes les autres, sans jamais vraiment s’achever, pour notre plus grand bien et pour l’expansion perpétuelle de notre âme.
Merci à tous les enseignants et les élèves rencontrés jusqu’ici, qui m’ont permis parfois de révéler le pire pour faire ressortir plus grand le meilleur.
Et merci à ma Grande Maman Source, qui chaque jour m’enseigne un peu plus à aimer.
Je nous aime fort.
AuDreY Lehy.
Accompagner/ éclairer/ guider/ transmettre
AUDREY LEHY
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