Comment sortir de l'expérience de la souffrance

Dans cet article je vous partage des prises de consciences qui peuvent grandement aider à changer d'expériences. De la souffrance à la joie, de la peur à l'amour. Belle lecture.

Audrey Lehy

6/26/20265 min read

Comment sortir de l’expérience de la souffrance ?

Peut-être que ce post ne parlera pas à tout le monde, mais je le partage pour celles et ceux à qui cela pourrait résonner. Qu'il puisse vous faire du bien si vous en avez besoin.

Il y a peu de temps, je me suis posé cette question : comment sortir de l'expérience de la souffrance ?

Je me suis observée continuer à souffrir au travers de vieilles histoires du passé que j'avais pourtant visitées en long, en large et en travers.

Puis, j'ai reçu la newsletter d'une personne qui expliquait que l'on pouvait être attaché à son corps de souffrance.

Que l'on avait parfois tellement été habitué à souffrir que l'on ne remarquait même plus que l'on continuait à brasser d'anciens mécanismes, d'anciennes histoires, d'anciennes façons de penser et d’être.

Ce matin-là, ma conscience est restée un instant posée là-dessus.

J'ai alors émis l'intention qu'elle me montre comment m'ouvrir à un autre type d'expérience, tout autre que celle de la souffrance.

Et c'est là que tout a commencé...

J'ai commencé à m'observer dans mon jeu de victime : celui dans lequel je « subis » et dans lequel je crois n'avoir aucun pouvoir sur ma vie.

J'ai ensuite rencontré des personnes qui jouaient elles aussi ce rôle, souvent inconsciemment.

Afin que je puisse observer en moi ce qui se joue :

(Je tiens à préciser ici que oui, en tant qu'êtres d'énergie vivant dans un monde d'énergies, tout peut nous influencer. Mais être influencé ne signifie pas forcément subir.)

« C'est la faute de l'État ! »

« Ce sont les égrégores ! »

« Ce sont les énergies du moment ! »

« C'est à cause de mon éducation, de mon père, de ma mère... »

« Avec tout ce qui se passe en ce moment... »

« Saleté de matrice... » (Le piège même de la matrice n'est-il pas de croire qu'elle existe ? bon c’était une réflexion parallèle à tout ça ^^).

Toutes ces phrases résonnaient en moi.

Et au moment où je les entendais, je pouvais clairement observer les fuites énergétiques reliées à cette posture de victimisation.

Celles des personnes que j'observais et bien sur, les miennes.

À ce moment-là, j'ai eu une prise de conscience : je perdais mon temps, ma précieuse énergie et mon pouvoir co-créateur à jouer ce rôle de victime.

Et que cesser de jouer le rôle de la victime était la réponse à la question : Comment sortir de l’expérience de la souffrance ?

Je crois qu'à un moment donné, nous jouons tous ce rôle dans un domaine ou dans un autre.

Et même lorsqu'il paraît minuscule, le rôle de victime peut se cacher dans des endroits où l'on ne pense même pas regarder... dans nos pensées, par exemple.

Celles qui passent si vite, qu’on ne se rend même plus compte…

« Qu'est-ce que j'ai fait à la vie pour vivre ça ? » « Et ces dirigeants qui font n’importe quoi… », « Si j'avais eu une autre enfance... », « Je dois faire avec... »…

Ces petites phrases peuvent se glisser presque silencieusement au détour d'une pensée...

L'extérieur peut donner l'illusion d'être une prison dans laquelle, en tant que prisonniers, nous n'aurions finalement que très peu de choix.

Ou bien il peut devenir un terrain de jeu infini qui se modèle, se transforme et se peaufine au même rythme que nous nous souvenons que nous en tenons les rênes.

Et dire que j'attendais que cela bouge dehors, que tout s'aligne dehors, oubliant que les planètes dansent en moi et que je peux agir, en tout temps, à chaque instant, dans toutes les dimensions de mon être…

Un soir, juste avant de dormir, j'ai demandé à ma conscience de continuer à me montrer, dans les moindres détails, comment sortir de ce rôle de victime, avec la ferme intention de ne plus me laisser glisser dedans.

Car il n'y a que moi qui m'y pousse. Personne d'autre.

J'ai dormi là-dessus

Et tout au long de la nuit, j'ai vu chaque endroit où je remettais mon pouvoir intérieur à l'extérieur.

Chaque endroit où je construisais moi-même mes propres prisons.

Le lendemain, en me réveillant, j'ai pris des notes, en espérant ne rien oublier. Car je me suis déjà vue prendre conscience de tout cela, en sortir... puis y retourner.

Et puis j’ai ressenti l'envie profonde de vivre l'amour, la joie... et de cesser de me raconter des histoires.

Alors voilà...

J'avais envie de vous partager cela parce que je crois sincèrement qu'il est possible que ce soit une étape, un palier vers une plus grande souveraineté intérieure.

Tout cela est encore très frais et je suis en train de l’intégrer. Il y a quelques jours, je me suis observée repartir parfois dans de vieilles histoires. Mais j’ai pu les voir, me voir, me regarder les jouer... Et je me dit que je ne suis plus la personne qui les a vécues.

Oui, cela a eu lieu.

Mais cela ne me définit pas. Je ne veux plus que cela me définisse.

D’ailleurs, il existe en chacun de nous quelque chose de bien plus vaste, de bien plus grand, qui vit au-delà de toutes les histoires que nous avons traversées et au-delà de toutes celles que nous nous racontons encore.

Rencontrer cet espace, puis apprendre, petit à petit, à vivre depuis cet endroit profondément pur est, à mes yeux, l'une des plus belles expériences qu'il nous soit donné de vivre au cœur de cette grande transmutation de l'être et de cette infinie expansion de conscience.

Il ne tient qu'à nous d'oser regarder profondément les endroits où nous jouons encore un jeu qui nous fait souffrir.

Puis de transmuter ce jeu afin de nous offrir la possibilité de vivre une expérience qui dépasse largement l'idée même que nous pouvons nous faire du bonheur.

J’ai longtemps fui les responsabilités, ça me faisait peur… et je prends conscience aujourd’hui que c’est pile à cet endroit que je peux retrouver mon plein potentiel illimité.

Au-delà de toutes les histoires, il y a là quelque chose de pure qui attend de jouer.

« Tu es ici pour être un réceptacle, un espace ouvert, clair, par lequel l’infini peut chanter. » (un voyage méditatif : film)

Artistes :

Bradley Snook / Brynja Magnusson / Alex Grey et artistes inconnus

« À un homme, on peut tout enlever sauf une chose : la dernière des libertés humaines, celle de choisir son attitude dans n'importe quelles circonstances. »

— Viktor E. Frankl

Je nous aime.

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