Détends toi! se libérer du poison stress

Servir le divin et devenir un canal pur passe par plusieurs étapes et l'une d'entre elle est d'apprendre à se laisser être, pour se laisser traverser par cette force d'amour.

Audrey Lehy

3/8/20266 min read

Détends-toi

Être, juste être

Se détendre, c’est se laisser le temps de rejoindre le flow de la vie, ce rythme naturel dans lequel nous pouvons être, juste être.
Ces moments aux allures anodines sont pourtant des espaces dans lesquels peuvent naître de grandes inspirations.
La source en nous se fait entendre lorsque l’agitation s’en va. Alors, parfois, détends-toi…

« L’immobilité est un voyage. »
Sylvain Tesson

« Souriez, respirez et allez lentement. »
Thich Nhat Hanh

« La nature nous attire dans la paix. »
John Muir

« En chacun de nous, il y a un silence qui attend d’être écouté. »
Hermann Hesse

Durant de nombreuses années, j’ai eu de la difficulté à apprendre à me détendre, je ne savais pas comment faire. Cela semblait si simple pour ceux et celles qui me disaient : « souffle un peu… », « respire… »…

Et j’allais vite, souvent, tout le temps…

Un jour, la vie m’a invitée à ralentir, vraiment, radicalement, et j’ai pu doucement prendre le temps et apprendre, par moments, à ne rien faire, rien du tout. Mais cela n’a pas été facile car, je ne sais pas vous, mais il y avait cette voix dans ma tête qui traînait pour me dire : « tu as un poil dans la main », « tu pourrais te rendre utile… », « qu’as-tu fait de rentable aujourd’hui ? »

Et madame Culpabilité débarquait avec ça…

Puis j’ai voulu comprendre pourquoi, malgré ces moments de détente, le stress s’invite encore dans mon expérience.

Alors j’ai commencé à me questionner, et à questionner la grande conscience source, que j’aime appeler la Grande Maman.

Et au cœur d’une méditation profonde, plusieurs enseignements sont arrivés en mon cœur.

Se libérer du poison stress

J’ai longtemps associé la vie à une dimension hostile en vivant dans une grande insécurité.

En grandissant, j’ai donc mis en place des tas de stratégies de contrôle pour éviter que tous ces potentiels malheurs arrivent.
Et le contrôle est devenu ma sécurité.

À grandir, je ne me rendais même plus compte que mon corps souffrait de ce stress quasi permanent car, lorsque quelque chose m’échappait et que je ne pouvais plus contrôler, c’était la panique.

C’est à cet endroit que l’amour aimant de la Grande Maman source est intervenu pour me délivrer ce message :

Le stress est un poison qui t’empoisonne, toi et ton entourage proche.

Il prend sa source (sa racine) au cœur de ton coccyx : la base de ta colonne vertébrale (ton pilier de vie).

Le stress, c’est le refuge de toutes tes inquiétudes, de tes insécurités dont parfois tu ne remarques même plus l’existence tant elles font partie de ta vie depuis si longtemps.

Le stress ne peut pas empêcher la vie de suivre son cours. Il t’emprisonne, et tu le sais.

Ce qui doit arriver arrivera, et cela, tu ne peux pas le contrôler. Ton pouvoir se trouve dans ta capacité à prendre les choses qui arrivent comme tu le peux, comme tu le veux.

Tu peux apprendre à te sentir en sécurité dans mes bras, laisse-moi te montrer comment tu peux te détendre en toutes choses.

Car tu peux te sentir en sécurité en tout temps, et c’est là une grande liberté.

Lorsque tu te sens en insécurité, appelle-moi afin que je t’apaise immédiatement et que tu puisses te souvenir que tu m’abrites, et qu’ensemble il y a cette sécurité et cet apaisement.

Relie-toi à moi au-dedans de toi dès que tu rencontres une difficulté.

N’attends pas que cette difficulté grandisse pour te prouver quelque chose, laisse-moi te guider dès le début afin qu’ensemble nous relevions les défis de la vie qui se dressent devant toi avec sagesse.

Je peux guider ton chemin à chacun de tes pas.

Combien ce message m’a fait du bien et a permis à mon corps de se détendre, complètement, totalement !

Je suis restée allongée un long moment en respirant là-dedans, au cœur de ce message que je venais de recevoir, et en savourant ce nouvel état d’être qui se révélait en moi.

Grâce à cette expérience, j’ai commencé à apprendre à ressentir cette sécurité au cœur de ma verticalité, tout en éduquant mon esprit à imaginer le meilleur lorsqu’il m’était encore tentant d’imaginer le pire.

Le goût de l’aventure est revenu, celui de faire de nouvelles expériences et de sauter dans l’inconnu sans pour autant trembler de peur.

J’ai osé demander aide et soutien à la Grande Maman source lorsque je ressentais que c’est ce dont j’avais besoin.

J’ai appris à m’octroyer de plus longs moments de repos et de calme parce que j’ai remarqué que me détendre me permet d’avoir l’esprit clair.

Me détendre m’offre le cadeau de pouvoir entendre distinctement ma voix intérieure, cette sagesse d’amour que nous abritons tous et qui nous guide.

Le stress est un poison qui empoisonne nombre d’entre nous et il n’est pas toujours évident à ressentir tant nous pouvons y être habitués.

Les tensions dans le corps, le manque de flexibilité, le besoin de se contrôler et de contrôler l’extérieur… sont autant de détails qui permettent de prendre conscience que nous avons besoin d’installer davantage de sécurité en notre être.

Instaurer la sécurité est essentiel pour pouvoir se détendre.

Et pour cela il est important de rencontrer nos peurs inconscientes afin d’y apporter la lumière et la chaleur de l’amour.

J’aime discuter à voix haute avec mon être ou avec la Grande Maman lorsque je suis inconfortable, ça m’aide beaucoup à faire émerger les peurs et croyances inconscientes ; dialoguer avec son inconscient sous forme de questions-réponses par l’écriture est aussi un très bon moyen de prendre conscience de ses insécurités.

Nous nous sentons en sécurité lorsque nous commençons à nous connaître, lorsque nous relevons les défis et que nous pouvons compter sur nous tout en ayant foi en la vie.

Et dans tout ça, toujours et encore… se détendre.

Détends-toi !

À quelques jours de mon anniversaire

À quelques jours de mon anniversaire, je me suis offert un rendez-vous : une cérémonie d’introspection.

Souvent ces moments sont des journées où je médite profondément très longtemps et où, la plupart du temps, je contacte des espaces intérieurs qui ont besoin de mes soins.

Ce sont des espaces de libération et de guérison. Mais ce jour-là… pas de libérations, pas de grandes prises de conscience… rien.

J’ai commencé à demander à la Grande Maman source : pourquoi ce rien ?

Et j’ai entendu cela :
Détends-toi, et apprends à être dans ce rien qui est pourtant tout.

Cela m’a fait sourire, et fait le plus grand bien.

J’ai écouté de la musique, allongée là à regarder le ciel par la voûte de la yourte où j’habite, puis après avoir contemplé ici, je suis sortie dans le jardin m’installer contempler à un autre endroit.

Et j’ai ressenti un bien-être incroyable.

Je me souviens qu’il y a quelques semaines, je recevais un message de mes guides qui me disaient que le repos était tout aussi important que l’exercice et que je devais m’octroyer à nouveau de grands moments de détente.

Méditer sans intention, contempler sans but, s’allonger et respirer, écouter la vie, embrasser le silence…

Ils me montraient que la détente était une terre fertile pour apprendre à être un canal de réception au service du divin.

Être au service du divin en soi

Se mettre au service du divin, c’est accepter de ne pas savoir à l’avance ce qui va se produire mais, au-dedans, il y a une part qui est en joie de ce mystère, et une autre qui a peur… pourtant c’est lorsque je ne sais plus et que je ne prévois rien que l’inspiration divine émerge de tous les côtés…

Elle se met alors à circuler et, au cœur de ce mouvement fluide (qui est une véritable danse dans l’instant), la destination n’a plus aucune importance car la jouissance est dans ce « laisser être » qui est là.

Suivre l’inspiration divine en soi, c’est accepter de ne plus pouvoir autant planifier pour commencer à « répondre » à la vie.

Pour répondre à ces élans divins intérieurs, il est essentiel de s’offrir des moments de rien pour écouter ces élans. Les écouter profondément.

Lorsque l’on ne fait rien apparaît là un terreau très fertile à l’émergence du divin en soi.

Le terreau du « rien » où tous les possibles peuvent naître.

Certains l’appellent le néant, l’ennui… d’autres la vacuité…

Dans ce rien si calme m’est apparu un endroit si pur, un endroit où rien n’est planté et où pourtant tout peut pousser.

Ici j’ai respiré… longtemps…

Puis une voix à l’intérieur de mon cœur m’a chuchoté :
détends-toi, détends-toi souvent et réponds oui au grand courant de la vie en toi.
Et ressens combien cette danse du « se laisser être » au cœur d’un éternel présent est une des plus belles choses qui puisse t’habiter en cet instant.

Alors… détends-toi et parfois… ne fais rien.

Et ressens à quel point tu es en sécurité ici et combien c’est délicieux.

Être… juste être.

Je nous aime.

AuDreY Lehy.