Faut il avoir un métier " classique" pour s'ancrer ici bas?
A toi qui ne rentre pas dans les cases, qui a de la difficulté à prendre du plaisir à avoir un "travail classique", de quoi peux tu avoir besoin?
Audrey Lehy
9/16/20263 min read


Faut-il avoir un métier "classique "pour s’ancrer dans ce monde ? Est-ce que tout ce qui ne rentre pas dans les cases nous fait monter au ciel comme un ballon gonflé à l’hélium ? ^^
Ce sont des questions que je ne m’étais jamais posées, jusqu’à ce que j’entende des personnes autour de moi affirmer qu’avoir un travail « classique » ramène au corps, dans le corps.
Que lorsque nous n’avons pas un travail classique il est possible de devenir complètement éthéré, perché…
Alors je me suis questionnée là-dessus : est-ce que travailler dans une entreprise avec des horaires classiques, effectuer des tâches d’entreprise pouvaient me convenir.
Est-ce que ça allait « m’ancrer ? » Essayons…
Et c’est au cœur de cette expérience que je me suis regardée faner comme une fleur fraîchement cueillie à qui nous aurions oublié de donner de l’eau.
C’est pile au cœur de cette expérience que j’ai observé mon énergie quitter mon corps.
C’est à cet endroit qu’en tant qu’Audrey je me suis désancrée car mes ancrages ne sont pas dans ce type de travail.
Ils se trouvent dans le fait de me relier aux étoiles et au soleil, de m’allonger dans la terre et de me frayer des chemins hors sentier dans la forêt, d’écrire sous les rayons de la lune, de chanter aux arbres… de prier avec les anges, de danser avec l’invisible.
C’est comme ça que je m’ancre ici-bas, c’est comme cela que je suis stable et vivante surtout.
C’est quand j’ai effectué un travail "classique" que je me suis écartée du chemin du sacré, noyée dans la folie du monde tant mes eaux intérieures étaient tumultueuses et boueuses.
Et pourtant il m’a fallu un temps pour m’en rendre compte, parce que je commençais à y croire moi-même… que faire un travail traditionnel me ramènerait sur terre… mais en fait, cela m’en éloigne.
Un matin je culpabilisais de ressentir ça, de ne pas vouloir faire des tâches « normales » dans une structure classique, c’était quoi mon fichu problème ?
Puis j’ai compris qu’il n’y en avait pas.
Que tout cela pouvait être juste pour certaines personnes, que leurs eaux pouvaient être parfaitement stables là-dedans mais pas pour moi.
Jusqu’ici j’avais pu vivre de mes passions atypiques et je me souhaitais d’avoir le courage de continuer à faire ce que j’aime sans me soucier de savoir si je m’ancre ici-bas avec ce que je fais.
Et de me demander si ce que je fais me rend vivante.
Trouver un ouvrage (travail) qui nous convient est un choix très personnel.
Je crois que c’est important de se poser des questions, de ressentir comment nous sommes lorsque nous faisons les choses car c’est à ces endroits intérieurs que nous pouvons savoir ce qui nous écarte de nous-mêmes ou ce qui nous embrasse.
Qu’importe la couleur de notre travail qu’il soit atypique ou non, l’important c’est qu’il nous convienne.
Nous pouvons faire les choses par envie (en vie) et non pour des raisons qui ne sont parfois même pas les nôtres.
Ce qui compte (à mes yeux) c’est à quel point nous nous sentons vivant et nous-même lorsque nous faisons les choses.
Il est possible de recevoir des tas de conseils de l’extérieur qui peuvent embrouiller notre propre guidance intérieure et d’autres, au contraire qui peuvent nous éclairer.
Prendre du temps avec soi pour écouter ce qui nous fait nous sentir vivant est essentiel, puis, nous pouvons suivre courageusement les chemins qui se dessinent devant nous.
Ainsi nous trouvons notre graal !
Puissions-nous le trouver ! Et jouir de la vie en faisant exactement ce que nous aimons.
« On ne fait pas tout ce qu’on veut dans la vie » n’est (pour moi) qu’une croyance limitante nous suggérant d’accepter ce qui ne nous convient pas alors qu’il est tout à fait possible de faire exactement ce qui est bon pour nous, guidé intérieurement par la sagesse d’amour qui nous habite.
Rainer Maria Rilke, dans Lettres à un jeune poète écrivait :
« Essayez d’aimer les questions elles-mêmes… Vivez les questions maintenant. Peut-être alors, peu à peu, vivrez-vous un jour jusque dans la réponse. »
Séme tes fleurs.
Déposes ton empreinte.
Ps: Merci à vous, chers frères et sœurs, pour nos échanges de points de vue, car c’est grâce à cela que j’ai commencé à me questionner au-dedans.
Nos partages, si différents parfois, permettent de faire émerger de belles réflexions intérieures.
AuDreY.
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