La colère

Qu'à t-elle à nous apprendre? comment écouter son message?

Audrey Lehy

7/29/20263 min read

La colère

Au cours de ma vie, j’ai entendu à plusieurs reprises que la colère était une émotion « négative », qu’elle ne devait pas déborder, qu’il fallait la dépasser, se raisonner pour ne pas se laisser envahir par elle…

Mais c’est quoi la colère ? Comment elle devient si grosse ? À quel moment elle change et devient ce feu qui brûle tout ?

Est-ce que de petits agacements peuvent cacher une grosse colère ?

Est-ce qu’une passagère frustration est un des visages de la colère?

J’ai rencontré des personnes qui méditaient des heures dans des temples depuis plus de vingt ans et qui finissaient par s’emporter dans des colères noires, puis s’en voulaient, ne comprenant pas d’où cela pouvait venir presque honteux de réagir ainsi.

Mais dans leurs écrits et leurs enseignements, la colère est souvent décrite comme quelque chose à dépasser, sans explications sur le "comment s'y prendre intérieurement".

Ainsi, il arrive que la colère soit ignorée, réprimée ou empêchée d'être vécue, nous conduisant parfois à un véritable déni de ce qui se passe en nous.

Mettre un couvercle sur colère semble être la solution...

Mais avoir le courage de soulever ce couvercle et de s’asseoir avec ce qui sort de la grotte pour le rencontrer peut tout apaiser.

Pendant que le feu brûlait partout ces dernières semaines, pour ma part, j’ai ressenti que ça activait mon propre feu et Madame Colère est venue frapper à ma porte.

J’avoue n’avoir rien vu ni entendu au début, car elle s’est faufilée comme un serpent dans des petits agacements, des mini-frustrations, des courts énervements…

C'est là qu'on se dit que ces p'tits trucs c'est rien, mais c'est tout! car c'est de là qu'avec colère on peut faire connaissance.

Et puis un soir, j’ai observée « colère » sortir de ma bouche.

En même temps que je m’énervais et que j’observais ce que je disais, je ressentais combien c’était profond, combien ça venait de loin.

Je me suis isolée et j’ai tapé sur des oreillers, laissant la colère sortir, parce que c’est ça dont elle avait besoin : d’un espace pour s’exprimer.

Et puis j’ai demandé à ma conscience ce qui me mettait dans cet état, quelle en était l’origine la source… j’ai ouvert le couvercle, et je me suis assise avec ce qui sortait.

Les images sont arrivées les unes après les autres.

Je pouvais très bien voir l’événement clé que j’avais cru dépasser et qui pourtant restait dans mon corps à me faire souffrir dans l’ombre…

Après que les larmes aient nettoyé mon être, j’ai retrouvé de l’espace pour respirer profondément et je me suis calmée.

L'eau des larmes avait calmée mon feu.

J’ai compris que cet événement-là, j’avais besoin de le digérer, de le regarder, de l’exprimer, de le libérer.

Alors non, la colère, ce n’est pas un truc horrible.

Ce n’est pas non plus quelque chose à maîtriser, à mon sens, mais plutôt à rencontrer. *

(* D'ailleurs, vous pouvez vous observer et remarquer comment vous vous sentez après vous être mis en colère. Car il y a des colères justes, saines, qui sont exprimées avec force mais qui ne brûlent rien, qui n'abîment pas. Et d'autres, au contraire, qui nous font nous sentir mal. C'est cette colère-là qui a besoin de notre attention avant qu'elle ne fasse des dégâts. *)

Tout ce qu’on rencontre avec amour nous délivre son message.

Le monde est une perpétuelle danse de relations entre les autres, entre les choses, entre nous, en nous...

Réunir les espaces avec lesquels nous étions en guerre afin d’y instaurer la paix, c’est ici, je crois, que nous avons un infini pouvoir.

Y a pas de protocoles ici, y a pas de codes, d’activations, rien.

Y a à s’asseoir avec ce qui grince.

Rencontrer, ressentir.

PS : À tous ceux et celles qui ont cette impression de « régresser », de revenir des années-lumière en arrière en ce moment même : il n’en est rien.

La conscience souhaite pouvoir se voir, se rencontrer, et pour cela elle va là où l’amour et la lumière ne sont pas encore révélés: dans nos grottes.

Elle cherche une cohérence entre ce qu’on se raconte et ce que le corps ressent et si cela dissone, elle nous le montre afin que cela s’accorde.

Ces épisodes inconfortables ne sont pas des régressions, mais des steps dans l’Amour.

Pour aimer plus grand, plus profondément.

À la sagesse de l'Amour.

AuDreY.

Accompagner/ éclairer/ guider/ transmettre

AUDREY LEHY

audreyeden@yahoo.com

0607617656

© 2020. All rights reserved.